jueves, 27 de julio de 2017

patrias


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Dicen que la única patria es la infancia.

A medida que nos hacemos mayores, sin embargo, descubrimos otro tipo de Patrias con sus correspondientes banderas; luchan entre todas por ocupar el mayor espacio posible en nuestra mente y en nuestros corazones. Algunos dicen que las banderas son inclusivas, otros que son exclusivas, aunque eso también dependerá de cada momento y de cada lugar. Lo cierto es que las Patrias con mayúscula, al igual que las personas, se necesiten mutuamente para sobrevivir. Algunas me recuerdan a esos viejos matrimonios, instalados en una especie de guerra eterna de la que no querrían ni podrían prescindir.

Pero volviendo a la infancia, vamos a centrarnos ahora en las patrias con minúscula.
Existir, existen; algunas nos darán más y otras nos darán menos pero una cosa es segura: nunca, nunca, nunca nos pedirán nada a cambio.


1) Jungleland (Bruce Springsteen)




The Rangers had a homecoming
In Harlem late last night
And the Magic Rat drove his sleek machine
Over the Jersey state line
Barefoot girl sitting on the hood of a Dodge
Drinking warm beer in the soft summer rain
The Rat pulls into town, rolls up his pants
Together they take a stab at romance
And disappear down Flamingo Lane

Well, the Maximum Lawmen run down Flamingo
Chasing the Rat and the barefoot girl
And the kids 'round there live just like shadows
Always quiet, holding hands
From the churches to the jails
Tonight all is silence in the world
As we take our stand
Down in Jungleland

The midnight gang's assembled
And picked a rendezvous for the night
They'll meet 'neath that giant Exxon sign
That brings this fair city light
Man, there's an opera out on the Turnpike
There's a ballet being fought out in the alley
Until the local cops, Cherry-Tops, rips this holy night
The street's alive as secret debts are paid
Contacts made, they flash unseen
Kids flash guitars just like switchblades
Hustling for the record machine
The hungry and the hunted
Explode into rock 'n' roll bands
That face off against each other out in the street
Down in Jungleland

In the parking lot the visionaries dress in the latest rage
Inside the backstreet girls are dancing to the records that the DJ plays
Lonely-hearted lovers struggle in dark corners
Desperate as the night moves on
Just one look and a whisper, and they're gone

Beneath the city, two hearts beat
Soul engines running through a night so tender
In a bedroom locked in whispers
Of soft refusal and then surrender
In the tunnels uptown, the Rat's own dream guns him down
As shots echo down them hallways in the night
No one watches when the ambulance pulls away
Or as the girl shuts out the bedroom light

Outside the street's on fire in a real death waltz
Between what's flesh and what's fantasy
And the poets down here don't write nothing at all
They just stand back and let it all be
And in the quick of a knife, they reach for their moment
And try to make an honest stand
But they wind up wounded, not even dead
Tonight in Jungleland


2) Isla de Encanta (Pixies)


Hermanita ven conmigo,
Hermanita ven conmigo,
Hay aviones cada hora,
Isla del encanto,
Me voy!
Me voy!
Me voy! 
Donde no hay sufrimiento,
Donde no hay sufrimiento,
Me vieron pasar por la calle,
Isla del encanto,
Me voy!
Me voy!
Me voy! 
Nuestro propio animal canta a la gente pa'gratis,
Hey babe what are we doing here?
Laaaaa, loooh, patria.
Isla del encanto,
Me voy!
Me voy!
Me voy! 


3) Sildavia (La unión)




4) Supplique pour être enterré à la plage de Sète (George Brassens)



La Camarde, qui ne m'a jamais pardonné D'avoir semé des fleurs dans les trous de son nez, Me poursuit d'un zèle imbécile. Alors, cerné de près par les enterrements, J'ai cru bon de remettre à jour mon testament, De me payer un codicille. Trempe, dans l'encre bleue du golfe du Lion, Trempe, trempe ta plume, ô mon vieux tabellion, Et, de ta plus belle écriture, Note ce qu'il faudrait qu'il advînt de mon corps, Lorsque mon âme et lui ne seront plus d'accord Que sur un seul point : la rupture. Quand mon âme aura pris son vol à l'horizon Vers celles de Gavroche et de Mimi Pinson, Celles des titis, des grisettes, Que vers le sol natal mon corps soit ramené Dans un sleeping du "Paris-Méditerannée", Terminus en gare de Sète. Mon caveau de famille, hélas ! n'est pas tout neuf. Vulgairement parlant, il est plein comme un oeuf, Et, d'ici que quelqu'un n'en sorte, Il risque de se faire tard et je ne peux Dire à ces brave gens "Poussez-vous donc un peu !" Place aux jeunes en quelque sorte. Juste au bord de la mer, à deux pas des flots bleus, Creusez, si c'est possible, un petit trou moelleux, Une bonne petite niche, Auprès de mes amis d'enfance, les dauphins, Le long de cette grève où le sable est si fin, Sur la plage de la Corniche. C'est une plage où, même à ses moments furieux, Neptune ne se prend jamais trop au sérieux, Où, quand un bateau fait naufrage, Le capitaine crie : "Je suis le maître à bord ! Sauve qui peut ! Le vin et le pastis d'abord ! Chacun sa bonbonne et courage !" Et c'est là que, jadis, à quinze ans révolus, A l'âge où s'amuser tout seul ne suffit plus, Je connus la prime amourette. Auprès d'une sirène, une femme-poisson, Je reçus de l'amour la première leçon, Avalai la première arête. Déférence gardée envers Paul Valéry, Moi, l'humble troubadour, sur lui je renchéris, Le bon maître me le pardonne, Et qu'au moins, si ses vers valent mieux que les miens, Mon cimetière soit plus marin que le sien, Et n'en déplaise aux autochtones. Cette tombe en sandwich, entre le ciel et l'eau, Ne donnera pas une ombre triste au tableau, Mais un charme indéfinissable. Les baigneuses s'en serviront de paravent Pour changer de tenue, et les petits enfants Diront : "Chouette ! un château de sable !" Est-ce trop demander... ! Sur mon petit lopin, Plantez, je vous en prie, une espèce de pin, Pin parasol, de préférence, Qui saura prémunir contre l'insolation Les bons amis venus fair' sur ma concession D'affectueuses révérences. Tantôt venant d'Espagne et tantôt d'Italie, Tous chargés de parfums, de musiques jolies, Le mistral et la tramontane Sur mon dernier sommeil verseront les échos, De villanelle un jour, un jour de fandango, De tarentelle, de sardane... Et quand, prenant ma butte en guise d'oreiller, Une ondine viendra gentiment sommeiller Avec moins que rien de costume, J'en demande pardon par avance à Jésus, Si l'ombre de ma croix s'y couche un peu dessus Pour un petit bonheur posthume. Pauvres rois, pharaons ! Pauvre Napoléon ! Pauvres grands disparus gisant au Panthéon ! Pauvres cendres de conséquence ! Vous envierez un peu l'éternel estivant, Qui fait du pédalo sur la vague en rêvant, Qui passe sa mort en vacances


5) Qualsevol nit pot sortir el sol (Jaume sisa)






Fa una nit clara i tranquil.la, hi ha la lluna que fa llum,
els convidats van arribant i van omplint tota la casa
de colors i de perfums.

Heus aquí a Blancaneus, en Pulgarcito, els tres porquets,
el gos Snoopy i el seu secretari Emili, i en Simbad,
l'Ali-baba i en Gullivert.

Oh, benvinguts, passeu passeu, de les tristors en farem fum,
a casa meva és casa vostra si que hi ha cases d'algú.

Hola Jaimito, i doña Urraca, i en Carpanta, i Barba-azul,
i Frankenstein, i l'home-llop,i el compte Dràcula, i Tarzan,
la mona Chita i Peter Pan,
la senyoreta Marieta de l'ull viu ve amb un soldat,
els Reis d'Orient, Papa Noël, el pato Donald i en Pasqual,
la Pepa maca i Superman.


Bona nit senyor King Kong, senyor Asterix i en Taxi-Key,
Roberto Alcazar i Pedrín, l'home del sac, i en Patufet,
senyor Charlot, senyor Obelix.
en Pinotxo ve amb la Monyos agafada del bracet,
hi ha la dona que ven globus, la família Ulises,
i el Capitán Trueno en patinet.

I a les dotze han arribat la fada bona i Ventafocs,
en Tom i Jerry, la bruixa Calixta, Bambi i Moby Dick,
i l'emperadriu Sissi,
i Mortadelo, i Filemón, i Guillem Brown, i Guillem Tell,
la Caputxeta Vermelleta, el Llop Ferotge, i el Caganer,
en Cocoliso i en Popeye.

Oh, benvinguts, passeu passeu, ara ja no falta ningú,
o potser sí, ja me n'adono que tan sols hi faltes tu,
també pots venir si vols, t'esperem, hi ha lloc per tots.
el temps no compta, ni l'espai, qualsevol nit pot sortir el sol.




6) Underground (Tom Waits)






Rattle big black bones
In the danger zone
There's a rumblin' groan
Down below
There's a big dark town
It's a place I've found
There's a world going on
Underground
They're alive, they're awake
While the rest of the world is asleep
Below the mine shaft roads
It will all unfold
There's a world going on
Underground
All the roots hang down
Swing from town to town
They are marching around
Down under your boots
All the trucks unload
Beyond the gopher holes
There's a world going on
Underground




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